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Rédigé par marion le 31 mars 2006 à 13:49 dans la librairie-boutique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
David Means : Le poisson secret - 15 avril chez Gallimard
Après "De petits incendies", un nouveau recueil de nouvelles corrosives, drôles et généreuses par un auteur américain de la dimension de Raymond Carver.
Amitav Ghosh : Le pays des marées - 20 avril, Robert Laffont
Le must d'avril ! Dans l'archipel des Sundarbans, au large de la baie du Bengale, l’auteur du «Palais des miroirs » situe une magnifique histoire d'action et de suspense qui nous fait nous questionner sur la place de l'homme dans l'ordre du monde. Magnifique
Julia Glass : Jours de juin 6 avril Editions des deux terres
Un joli roman en trois parties qui couvrent trois étés dans la vie d’une famille écossaise. US National Book Award 2002
Sebastian Barry : Un long chemin 13 avril, Gallimard
Finaliste du Booker prize 2005 la déchirante histoire de Willie Dunne un jeune soldat pris au piège de l’Histoire sur fond de guerre mondiale et de révolution Irlandaise.
Lisa See: Fleur de neige et l’éventail secret, Flammarion
Déjà un best seller en GB et US : une émouvante histoire sur la difficile condition des femmes dans la Chine du XIXe siècle
Joanna Trollope : La deuxième lune de miel, Plon
Le couple, à l’heure où les enfants quittent la maison. Chef d’œuvre de sensibilité et d’humour, par la grande dame de la littérature anglaise contemporaine.
Gregory Norminton : Monts et merveilles 12/4 Grasset
Histoire drôle et érudite, flamboyante et torrentielle, pleine de bruit et de fureur, d’empereurs et de loups garous, racontée par un nain, élève d’Arcimboldo et faussaire de génie, entre Florence, Prague et le duché allemand de Felsungrunde.
Matti Yrjänä Joensuu : Harjunpaa et le prêtre du mal 15/4 Série noire chez Gallimard
Quatrième volet des enquêtes du célèbre commissaire Harjunpaa, héros récurrent le l'auteur finlandais
Rédigé par marion le 28 mars 2006 à 14:17 dans à paraître | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dans la jungle de la prospérité économique, qu’est le centre de télémarketing de Dakar, les rapports humains n’existent pas : pas de place pour les faibles ou gare à la curée. C’est à cette cruelle réalité que vont être confrontés les attachants héros de cette tragi comédie pleine de tendresse et d’humanisme, mi conte populaire exubérant de griot africain, mi reportage glaçant de journaliste d’investigation. Parce que le système bien huilé se grippe soudain, les destins de Constantine, l’opératrice sénégalaise à la trop jolie voix, de Luc, un jeune métis handicapé de La Courneuve, et d’Aimé le commercial, prisonnier d’Aurore Assurances, vont se trouver à tout jamais bouleversés.
Avec une ironique cruauté, José Frèches démonte pièce par pièce, secteur par secteur, les rouages d’un système financier global sans foi ni loi, régi par la loi du marché, gangrené par l’injustice, la corruption et l’égoïsme, et nous offre une vision Orwellienne de la société, à la différence près qu’il ne s’agit pas de science fiction, mais du monde dans lequel nous vivons ici et maintenant.
Rédigé par marion le 24 mars 2006 à 14:12 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
On se demandait, non sans inquiétude, ce qu’avait pu devenir, dix ans après, le héros culte de Naïf Super : Avait il surmonté ses angoisses sur le Temps l’origine des planètes, les filles ? Faisait il toujours des listes ? Ou bien, enfin adulte, était il rentré dans le rang et devenu un Norvégien modèle «cycliste, père, fils, salarié et propriétaire d’une maison» ?
Eh bien oui, il est tout ça et plus encore, et il a même un nom : Andreas Doppler, 35 ans et des poussières. Il vit à Oslo, il a un bon job, et s’accommode tant bien que mal des impératifs de la vie de couple, d’ une adolescente qui a vu 50 fois le Seigneur des anneaux et apprend l’elfique, et d’un petit garçon de 4 ans accro aux Tele Tubbies.
Jusqu’au jour où il a un accident de vélo, juste après la mort de son père. Et là, étendu sur la bruyère, dans la forêt, il réalise qu’il croyait tout savoir de la vie, alors qu’il ne savait même pas quel homme était son père : pourquoi par exemple il photographiait depuis 6 mois tous les waters qu’il avait utilisés, ou pourquoi il avait un jour émis le souhait d’être enterré avec un œuf maracas. C’est là qu’il comprend qu’il n’aime pas les gens, qu’il hait les être humains et qu’il doit répondre à l’appel de la forêt et devenir chasseur cueilleur. Comme il l’explique à sa femme, qui enceinte de 6 mois, a du mal à comprendre, il n’habite pas dans la forêt pour se poiler, mais parce c’est la seule chose raisonnable à faire. En compagnie d’un jeune élan prénommé Bongo en l’honneur de son père, (qui n’a jamais rien eu à voir avec un quelconque Bongo) dont il a tué la mère pour pouvoir troquer la viande contre du lait écrémé, (découverte qui anoblit l’homme ), il va pendant les quelques mois qui le séparent de la date fatidique de l’accouchement, vivre de vol, de troc, et de la forêt à quelques mètres des sentiers où le dimanche, des Norvégiens de droite promènent leur chien de droite.
Et le moment venu, il sera prêt à diriger son regard vers l’horizon lointain qui s’étend bien au-delà de la forêt norvégienne et des êtres humains norvégiens, prêt à mener la guerre contre le décervelage et le crétinisme, jusqu’aux confins du monde connu qui a grand besoin d’un petit garçon nommé Gregus, de l’élan Bongo, et d’un chasseur cueilleur armé d’un arc et de flèches, d’un cœur gros comme ça et d’un humour ravageur.
Rédigé par marion le 24 mars 2006 à 14:04 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
Après un premier roman à l’intrigue diaboliquement
ficelée qui a d’emblée projeté l’Australien Michael
Robotham au firmament des auteurs de blockbusters,
nous retrouvons dans son second thriller psychologique
la disparue, les deux protagonistes tourmentés de
Suspect, l’inspecteur Vincent Ruiz et le psychologue
Joe O’Loughlin, confrontés à une complexe et
douloureuse affaire de disparition d’enfant qui les
renvoie à leurs propres démons, à leurs peurs, à leurs
blessures, tant physiques que morales.
Ruiz est né «mi allemand, mi tsigane, un tiers de
méchanceté, un tiers de victime, un tiers de fureur» :
sa mère avait 15 ans lorsqu’elle a été affectée au
bordel de Ravensbruck. A la fin de la guerre, elle était
enceinte de 3 mois. C’est un peu pour elle qu’il s’est
promis de ne pas laisser tomber l’affaire Mickey Carlisle,
disparue trois ans plus tôt à l’âge de 7 ans, bien que
l’affaire soit classée et l’assassin présumé sous les
verrous. Pour faire taire cette sensation de culpabilité
qu’il traîne depuis toujours, il a besoin de l’idée qu’elle
est vivante. Mais l’enquête s’avère d’autant plus
difficile qu’il a été repêché dans la Tamise, blessé
par balle, et que la violence du traumatisme lui a fait
perdre le souvenir des évènements qui ont conduit à la
fusillade, même s’il est sûr que cela
est lié directement à la disparue.
Avec l’aide de Joe, le psy atteint de Parkinson
qui comme lui est engagé dans une lutte contre le
temps, et Ali, sa jeune collègue de la Police
Métroplitaine de Londres, qui a le double handicap
d’être femme et Sikh, il va, bribe par bribe,
essayer de retrouver les pièces du puzzle.
Rédigé par marion le 13 mars 2006 à 15:01 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Richard Powers nous offre une saga polyphonique où, comme dans une fugue de Bach, les personnages et les voix se répondent et se font écho, les époques se succèdent et s’entremêlent, autour des thèmes centraux de l’appartenance raciale et de la musique.
Sur fond de haine et de violence ethniques, c’est le panorama de la société américaine des cinquante dernières années qui se dessine à travers la douloureuse histoire, faite de conflits, de rivalités et de drames, de deux générations d’intellectuels d’une même famille déchirée par les problèmes de mixité raciale. Lorsqu’en 1939, David Strom, physicien Juif émigré en Amérique pour fuir l’holocauste, épouse Delia, issue d’une famille d’intellectuels Noirs, tous deux rêvent de consacrer leur vie au développement artistique de leurs enfants, dans un monde enfin libéré du racisme. Joseph, pianiste virtuose, Jonah, surtout, chanteur à la voix d’or dont la carrière va connaître une ascension fulgurante dans les années 60, vouent toute leur vie à la Musique, bulle fragile qui les protège des bouleversements qui à l’extérieur,secouent la société. Seule Ruth, en rejoignant les black Panthers, choisit le combat et l’implication dans le présent plutôt que le retrait dans le monde plus pur de l’Art et des Idées. Mais, ironie des hasards de la vie, c’est Jonah, le frère prodige, perdu dans son rêve de perfection musicale, qui sera victime de la violence aveugle de l’Histoire en marche.
Rédigé par marion le 13 mars 2006 à 14:55 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
"J'avais dans mon jeune âge un cheval en savon
que j'aimais, c'était l'âge, bien plus que de raison
à force de le laver, qu'il me lave de même
il perdait, c'est dommage, un peu de sa superbe..."*
Si Valérie Lemercier de souvient encore de son cheval en savon, vos enfants ne sont pas prêts d'oublier les savons de Gianna Rose Atelier qui feront de merveilleux compagnons à l'heure du bain.
*Mon cheval en savon - Valérie Lemercier - Tricatel
Rédigé par marion le 09 mars 2006 à 14:45 dans un cadeau, un cadeau, un cadeau... | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé par marion le 09 mars 2006 à 14:16 dans un cadeau, un cadeau, un cadeau... | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Avec un sens du détail qui évoque Narayan ou Rohinton Mistry, elle croque sur le vif les bruits des rues et des échoppes animées, les odeurs de tandooris et de rotis frais sortis du four, les couleurs chatoyantes des saris, la vie au quotidien des petites gens, et mêle tragédie et comédie pour dénoncer avec une subtile ironie la condition des femmes et les inégalités de la société indienne. Rina Kapoor, fille d’une riche famille d’industriels, qui par défi des conventions fait un mariage d’amour et Shilpa, qu’un mariage arrangé va mener à l’alcoolisme et à la folie, appartiennent à deux mondes séparés par des barrières sociales et culturelles infranchissables. Dans sa boutique de saris, seul point d’intersection entre la pauvreté la plus abjecte et la richesse la plus ostentatoire, le modeste et attachant Ramchand berce quelques temps l’illusion qu’il peut remettre en question ‘l’équilibre du monde’. Tout seul et péniblement, il apprend à lire et à écrire l’anglais, seul passeport pour Delhi, Chandigarh et le monde du travail. Mais la misère qui l’entoure et l’oppresse physiquement et moralement, va le mener jusqu’au point de rupture, avant qu’il ne se résigne à un retour fataliste au statu quo. Un grand roman tout simple, plein de tendresse, d’humour et d’humanité.
C’est l’essence même de l’Inde que Rupa Bajwa, une jeune Indienne de 30 ans, réussit à capter dans ce remarquable premier roman qui a pour cadre sa ville natale, la petite ville d’Amritsar, dans le nord de l’Inde, où sur ordre d’Indira Ghandi, des Sikhs furent massacrés par l’armée indienne dans l’enceinte du Temple d’Or en 1984.
Rédigé par marion le 08 mars 2006 à 17:20 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Vieillir n’est pas chose facile : « Après l’âge de 40 ans, il n’y a qu’un mot pour résumer le fond de l’existence : renoncement » dit Tourgueniev dans Renouveau, l’une des onze nouvelles toutes en cruauté feutrée et élégante, tour à tour ironiques, nostalgiques, aigres douces, tragi comiques, amères ou désenchantées, que Julian Barnes consacre à des héros, qui lui ressemblent un peu et qui comme lui, arrivent à « l’orée de l’hiver des sens et des sensations »
Avec une éblouissante virtuosité, il évoque «la folie de l’anticipation, la détresse de l’échec, la plainte du regret et la sotte douceur du souvenir » et s’interroge avec un humour vengeur, sur les comportements parfois pathologiques que génère la terreur de perdre l’autonomie, la mémoire, le souvenir de tout ce qui donnait son sens à la vie : le sexe, l’art, la musique, la gastronomie. La peur aussi de ne pas avoir, juste avant de mourir, le temps - ou la possibilité – de réclamer, même d’une voix faible, qu’on lui mette dans la main un citron, symbole de mort chez les Chinois.
Rédigé par marion le 08 mars 2006 à 17:10 dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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