Une fois de plus, Pascal Morin explore la symbolique des éléments et les peurs, les fantasmes et les obsessions qui s’y rattachent. Après l’eau et le feu de ses deux premiers romans, c’est dans l’air, immobile et oppressant, glauque et silencieux d’un Sud desséché de l’arrière saison, que tentent de s’échapper le narrateur et 4 compagnons venus comme lui s’exercer au vol libre dans une ancienne caserne reconvertie en centre de parapente.
Des liens de complicité se tissent entre eux, liés sans doute au plaisir de partager une expérience nouvelle, de se retrouver, entre hommes, un verre à la main, autour d’un barbecue où grillent des saucisses, ou au bistrot du village pour une soirée tranquille de discussion entre amis. Mais derrière la façade suave et sereine de normalité apparente, la tempête plane, la violence affleure, les fantômes rôdent, car tous sont venus surtout pour affronter leurs angoisses, exorciser leurs démons intimes et oublier un passé qui les hante, les cloue au sol et les paralyse. Parviendront ils à lâcher du lest pour réaliser enfin le rêve d’Icare en s’élevant au dessus de cette terre pesante sous leur voile géante, enfin libres !
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